Vivre l’Église #3

« COMMUNION » 

 

 

Après plusieurs mois d’absence, me revoilà en force avec un nouvel article. Comme le titre l’indique, nous allons parler de la COMMUNION et plus particulièrement de la communion fraternelle. Si aujourd’hui je décide de te parler de « communion fraternelle » c’est surtout qu’à mes yeux, vivre l’église passe avant tout par là. Cette expression me paraît tellement essentielle et notamment dans ces jours de crise sanitaire que nous vivons actuellement, une expression vitale mais qui doit être mise en pratique. Mais avant de se lancer dans le vif du sujet, mettons-nous d’accord sur la définition attribuée à ce mot. 

Le terme communion renvoie à de la sympathie entre des personnes, dans ce cas précis nous parlerons plutôt de la sympathie entres frères et soeurs en Christ. Bien plus, le mot communion vient résonner avec la notion d’union. Mais qu’est-ce que l’union me diras-tu. L’union ou bien encore l’unité est la liaison établie entre différentes choses ou personnes de telle sorte qu’elles ne forment plus qu’un seul tout. En tant qu’enfant de Dieu et membre de l’église, nous ne formons qu’un seul et même corps, nous appartenons tous à cette même famille. J’en profite pour t’inviter à lire ou bien relire mon premier article intitulé « APPARTENIR ». 

Ainsi nous pouvons dire que cette unité est le coeur même de la communion fraternelle. Sans cette unité il n’y a pas de communion fraternelle – et sans cette communion, on ne peut vivre l’église. Tiens donc, ça ne te rappelle pas quelque chose ? Si tu n’as pas lu mon dernier article qui s’intitule « BANNIR » je t’invite à le faire. (Attention spoiler). Dans celui-ci, j’arrive finalement à la conclusion qu’afin de vivre l’unité dans l’église il nous faut bannir l’esprit de comparaison. 

Mais bon, là n’est pas le sujet, alors revenons à notre thème du jour. La communion fraternelle est essentielle voire nécessaire pour l’église. Au même titre que nous avons besoin d’entretenir notre corps pour être en forme physiquement, nous avons besoin de pratiquer la communion fraternelle afin de cultiver notre forme spirituelle. Là où la communion fraternelle est vivante et intense, les chrétiens grandissent et se développent et ce, de façon harmonieuse.

La communion se vit d’échanges et de partages. Afin de s’épanouir et de se développer, la communion fraternelle a besoin d’occasions où les membres de l’église puissent se voir et s’entretenir. Chaque fois que nous nous privons volontairement de cette communion fraternelle nous nous desséchons spirituellement. En fait, nous avons besoin d’un contact permanent avec d’autres croyants, qui va bien au-delà de ce que nous pouvons recevoir le dimanche matin. Dur, dur, en ce temps de crise sanitaire n’est-ce pas ? 

Presque une année que nous vivons avec cette pandémie, une année que nous sommes privés de petits gestes affectueux, une année que nous sommes contraints de porter un masque, de respecter une certaine distanciation afin de se protéger, une année que nous ne pouvons pas nous réunir librement, une année d’incertitudes aussi, de doutes, parfois même d’anxiété et d’incompréhension. 

Mais aujourd’hui dans cet article, je t’invite à regarder au-delà de tous ces aspects négatifs. 

Après avoir vécu deux confinements, aujourd’hui j’ai décidé de changer totalement mon regard sur cette situation. Je choisis de vivre chaque petit point positif qui, au final, ne me paraissent pas si petits que ça, comme une réelle bénédiction. Je choisis la reconnaissance et, crois-moi, cela fait vraiment la différence. Un coeur rempli de reconnaissance est toujours en fête !

Saisissons-nous de cette grâce de pouvoir nous retrouver le dimanche matin. On ne sait pas de quoi demain sera fait, peut-être serons-nous à nouveau confinés ? Dieu seul le sait. Mais alors, profitons de ce temps où nous pouvons nous réunir ponctuellement avec les frères et soeurs, saisissons-nous de ces temps de rencontre pour vivre cette communion à laquelle le Seigneur nous appelle. Ne nous privons pas de cette communion fraternelle qui nous est offerte par Lui. 

La communion fraternelle n’est pas quelque chose d’acquis, nous devons y travailler jour après jour, la chérir et la faire grandir. Je me suis rendu compte que l’humain, de manière générale, a trop souvent tendance à se concentrer uniquement sur sa propre vie, son programme, ses occupations ou encore son quotidien tout simplement. Mais au travers de ces confinements, du fait de cette privation totale de relations physiques, j’ai pris conscience de l’importance de vivre cette communion fraternelle. J’ai réalisé combien est importante la relation que nous avons les uns avec les autres, notre attachement qui nous lie et notre fidélité les uns envers les autres. 

Tu sais ce qu’il y a de bien avec l’église ? C’est un endroit qui rassemble diverses personnes, avec un horizon professionnel différent, une culture différente et des âges différents mais nous appartenons tous à la même famille, nous avons tous cette même empreinte de famille. 

Chacun d’entre nous venons à l’église avec la réalité de notre quotidien, avec nos chagrins, nos craintes, nos combats, nos luttes. T’arrive-t-il d’avoir besoin d’encouragement ? La vie est parfois rude et nous sommes tous sujets au découragement, personne n’en est épargné. Le fait est que d’essayer d’avancer seul ne nous amènera pas très loin. Nous avons tous besoin d’encouragement. Nous avons besoin les uns des autres, que nous le voulions ou non. Dieu n’a pas voulu que nous traversions la vie seuls. La communion fraternelle, c’est en quelque sorte une solidarité de coeur. Comme le dit si bien ce proverbe africain « Seul on va plus vite mais ensemble on va plus loin ». 

J’ai entendu une fois cette image qui, je trouve, est très parlante, alors je vous la partage ici. Les flocons de neige séparément sont très fragiles, mais lorsque des milliers d’entre eux se collent les uns aux autres, ils peuvent faire de gros dégâts comme par exemple bloquer la circulation, casser des arbres, des toits et encore bien d’autres choses. Ni toi ni moi ne pouvons accomplir de grandes choses seul, mais lorsque nous faisons partie d’un groupe, et bien ensemble nous pouvons faire quelque chose de beaucoup plus considérable. Nous pouvons avoir un réel impact dans ce monde. 

La communion fraternelle est une véritable bénédiction. Le diable, roi du mensonge, nous ment en nous laissant croire que cette communion fraternelle serait uniquement source de problèmes, de discorde mais Dieu lui-même nous appelle à aimer nos frères et soeurs. Si je n’arrive pas à aimer mes frères et soeurs en Christ que je vois et que je côtoie physiquement, alors comment puis-je aimer pleinement le Seigneur, Lui que je ne vois pas ? Alors oui, c’est vrai, nous restons humains et donc pleinement imparfaits, c’est pourquoi de petits grains de sable comme des frictions, des désaccords peuvent venir entacher cette communion. Usons alors de patience, d’amour et de pardon entre nous car la communion fraternelle n’en reste pas moins une bénédiction pour autant. Et comme le dit la Bible en Proverbes 10 v 22, « la bénédiction de l’Eternel enrichit et elle ne se fait suivre d’aucun chagrin ». 

Tu l’auras compris, la communion fraternelle est une bien grande richesse qui nous permet de ne pas évoluer seuls, à l’écart, mais de grandir ensemble. Décidons alors de ne plus rester seuls dans notre coin. Et ainsi, découvrons ensemble les bienfaits de la communion fraternelle !